Les circuits de commercialisation courts et de proximité

Plusieurs circuits de commercialisation sont possibles pour les produits transformés fermiers ou artisanaux.
Les circuits courts permettent de limiter voire de supprimer les intermédiaires.
Selon la définition du Ministère de l’Agriculture, un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe
du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.
Lorsqu’à cela s’ajoute la proximité géographique entre le producteur et le consommateur, les dimensions sociales et développement local s’en trouvent renforcées.

L’existence ou non d’intermédiaires, ainsi que la distance entre le producteur et
le consommateur conditionne l’obligation ou non d’agrément sanitaire. Ainsi, le producteur qui vend toute sa marchandise en direct n’a pas besoin d’agrément sanitaire.
Le producteur qui vend sa marchandise indirectement a besoin d’un agrément sanitaire, sauf s’il transforme des produits végétaux ou s’il se trouve dans les conditions de dispense d’agrément (vente à des intermédiaires dans des quantités et un périmètre géographique limités).
Quel que soit le statut sanitaire de l’atelier, il est obligatoire de mettre en place un plan de maîtrise sanitaire comprenant les bonnes pratiques d’hygiène, le plan HACCP, les procédures de retrait/rappel des produits et le système de traçabilité.

La demande des consommateurs pour les produits locaux est là ; de récentes études l’ont prouvé. Mais le choix d’un circuit de commercialisation n’est que l’aboutissement d’une réflexion globale que doit mener le transformateur avant de se lancer : réaliser une étude de marché, choisir la bonne gamme de produits, établir son plan d’affaire sont indispensables avant d’investir.